avr 2023

Hausse des prix de l’énergie : quel impact dans la grande distribution ?

Dès 2022, les acteurs du secteur de la grande distribution alertent sur les risques de perturbation de la chaîne d’approvisionnement et d'augmentation des prix face à la hausse du coût de l’énergie. Plusieurs mesures ont été mises en place pour limiter la consommation énergétique (écogestes), mais il est nécessaire d’appliquer des actions à plus forte valeur ajoutée pour obtenir des résultats. Découvrons les impacts de cette hausse de l’énergie pour la grande distribution et les solutions digitales pour suivre ses consommations.

image illustrant un rayon d'un hypermarché

Une hausse du coût de l’énergie qui se répercute dans les grandes surfaces

Les enseignes de la grande distribution ainsi que les acteurs de la filière alimentaire tirent la sonnette d’alarme face à la hausse massive du prix des factures de gaz/d’électricité et soulignent les impacts économiques entraînés. Selon Perifem, association technique du commerce et de la distribution, les contrats proposés par les fournisseurs d'énergie sont multipliés par trois ou cinq en fonction des fournisseurs d’énergie. Le communiqué de l’association, datant du 31 août 2022, précise qu’en se référant au coût actuel de l’énergie (1 600€/MWh) nous pouvons aboutir à une hausse de 1,5 milliard d’euros par an pour les distributeurs alimentaires. Une augmentation qui impacte directement les prix fixés en magasin et qui entraîne également la rupture de la chaîne d’approvisionnement (suite à l'arrêt de certains fournisseurs). 

Afin de compenser l’importante augmentation des factures d’énergie subie par les PME, les enseignes de la grande distribution s’engagent à prendre en compte la part des prix liée au gaz et à l’électricité. Cette décision fait suite à des négociations qui ont débuté le 1er décembre 2022. Un accord prévoit que les enseignes prennent en compte, dans leur prix d’achat, la hausse des tarifs énergétiques de ceux dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions d’euros. Les PME qui bénéficieront de ces aides devront fournir des justificatifs officiels des impacts liés au coût de l’énergie, et les aides obtenues par l’État devront être déduites du calcul.

Les acteurs de la grande distribution ont mis en garde quant à l’arrivée d’un mois de « mars rouge » en 2023, malgré les négociations avec l’industrie agro-alimentaire. Pour illustrer ces propos, les experts évoquent des tarifs en hausse de 18% sur les conserves et de 11% sur les pâtes. Le prix des courses alimentaires va continuer d’augmenter pour les mois de mars, avril, et mai. Selon Emilie Mayer, experte des produits de grande consommation à l’institut Iri, l’inflation va subir une hausse d’environ 15 à 17% au printemps 2023 pour redescendre et se stabiliser vers 10%, puis à 5% d’ici la fin de l’année 2023.

Deux mesures importantes ont été proposées par Perifem pour éviter ces impacts néfastes pour les grandes surfaces. 

image illustrant une femme qui choisi ses légumes

La première consiste à obtenir des évolutions significatives au niveau français et européen, comme la remontée du plafond régulé à l'électricité nucléaire historique, ARENH (Accès Régulé à l’électricité Nucléaire Historique), à 120 TWh. L’ARENH « fixe le tarif de rachat auquel les fournisseurs concurrents d’EDF rachètent son électricité ». 

La seconde consiste à mettre en place un « tarif réglementé d’urgence pour les entreprises » applicable durant toute la période de crise. Ce tarif peut correspondre au coût moyen de production d’électricité. 

Dans cette optique, mi-juillet 2022, l’association Perifem annonçait l’application de mesures en faveur de la sobriété énergétique. Des actions telles que l’extinction des enseignes lumineuses ou la diminution de la température dans les points ventes, qui ont pour objectif de réaliser jusqu’à 6% d’économie d'énergie.

L’Iboard : outil de suivi de l’efficacité énergétique des grandes surfaces

Dans ce contexte de hausse globale des coûts de l’énergie, et pour améliorer la performance énergétique de vos bâtiments tertiaires, nos experts ont développé l’iBoard.

Cette plateforme de management énergétique vous permet de visualiser les données de consommation de vos bâtiments tertiaires. Véritable tableau de bord multi-fluide, l’iBoard est pensé pour procurer aux entreprises et collectivités des informations pertinentes sur les consommations d’énergie.

L’iBoard permet d’optimiser sa consommation et d’atteindre les objectifs d’économies d’énergie fixés par des dispositifs comme le Décret Tertiaire (dispositif mis en place par le gouvernement visant à limiter les consommations des bâtiments tertiaires de l’ordre de 60% d’ici 2050). La possibilité d’accéder à des analyses avancées et à différents widgets permettent de renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments et constitue un plus pour suivre l’impact environnemental de vos consommations.



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